Le rythme de travail pour développer la force

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    Sur son blog (http://www.olivierbolliet.com/), Olivier Bolliet (un des auteurs de la préparation physique moderne) nous présente une de ces publications sur l’influant du rythme d’exécution des répétitions sur les gains de force.

    Abstract

    Interets des Changements de Tempos pour le Développement de la Force Marjorie Drevet & Olivier Bolliet.

    Un cycle de musculation incluant des changements de tempos (le tempo étant la vitesse des 4 différentes phases du mouvement) induit des augmentations de force plus importantes (+25%) qu’un cycle avec un tempo stable (+15%) pour 12 nageurs de niveau national 1 et 2 (protocole réalisé sur le développé-couché et le squat à raison de 2 séances par semaine pendant 6 semaines). En plus de réaliser un gain 10% plus important, le groupe avec changements de tempos s’est entraîné avec des charges 9% plus faibles (intérêt pour la prévention du surentraînement et des blessures).

    Conclusion

    La force développée augmente donc de façon plus importante (10% de différence entre les 2 groupes) au cours d’un cycle avec des changements de tempos par rapport à un cycle avec un tempo stable. De plus, le groupe avec changements de tempos a soulevé 9% de charge en moins pendant l’expérimentation. Donc la méthode avec tempos variables entraîne un plus grand gain de force avec des charges plus légères. Elle est donc particulièrement pertinente d’un point de vue de la performance (+10%) mais aussi d’un point de vue de la sécurité et de la prévention du surentraînement (charges soulevées 9% plus faibles).

    Ces résultats peuvent montrer un certain effet négatif de l’habituation de l’athlète à un paramètre d’entraînement de la force (ici la vitesse d’exécution des exercices de musculation). Au bout des 6 semaines de l’expérience, les nageurs du groupe 1 ont du s’habituer au tempo 2010 ce qui a engendrer une sorte de « barrière de force ». Lorsque l’organisme fini par s’adapter à un stimulus (ici le tempo d’exécution), il réduit au maximum ses efforts et un frein dans la progression apparaît.

    L’importance de la variation de l’entraînement à court terme avait déjà été mise en évidence par Weineck en 1997. Les variations de la structure des charges sont indispensables pour éviter les pertes d’efficacité résultant d’une adaptation du système neuromusculaire à des volumes de charges, des formes de travail et des méthodes d’entraînement uniformes. Il met particulièrement l’accent dans son ouvrage sur l’importance de la variation du rythme d’exécution. Le même constat sur l’importance des variations de stimuli dans l’entraînement est fait plus récemment par des chercheurs reconnus dans le domaine de la force comme Kawamori & Haff (2004), Kraemer & Ratamess (2004), et Rhéa & Alderman (2004). Par contre, aucune étude à ce jour n’avait isolé le rôle et l’importance de la variation de la vitesse d’exécution dans le développement de la force.

    Pour lire la publication complète : http://www.olivierbolliet.com/blog/19

    On arrive ici à la programmation ondulatoire poussée à l’extrême (après l’ondulation des intensités, des volumes, on passe maintenant à l’ondulation des tempos d’exécution).

    Autre fait intéressant : la réduction des charges (intensité) d’entraînement. On évite donc, pour les athlètes n’ayant pas besoin d’établir des records de squat ou autre, ou ceux qui sont borderline au niveau fatigue, de prendre des risques tout en continuant à s’améliorer (voir plus).

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      A propos de Sébastien BÊME

      Préparateur physique depuis +20 ans. De formation Staps, diplômé BPJEPS AGFF, Certifié CrossFit Level 1, Gymnastics et Weightlifting. Formation CrossFit Judge et Scaling Auteur de nombreuses publications et propriétaire des sites internet www.gymsante.eu (et ses déclinaisons), www.fuck-genetics.fr et www.etre-conscient.com

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      Livre – Entraînement Fonctionnel


      Déjà paru sur Musculation