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L'entraînement et la récupération du point de vue énergétique - Partie 1. Ce dossier est largement inspiré des travaux de Poortmans, Boisseau, Cazorla et Léger. L’organisme humain fonctionne sur la base de la combustion : les muscles peuvent être vus comme des chaudières multi-combustibles. Ou plutôt mono-combustible (ATP) mais qui possède une chambre de transformation de différentes sources d’alimentation en ATP. L’ATP (Adénosine Tri-phosphate) est une molécule possédant 1 adénosine pour 3 phosphates. La molécule d’ATP possède la caractéristique suivante: lorsqu’elle se casse, elle libère de l’énergie, celle-ci est utilisée par le muscle (cette énergie est nécessaire à l’accroche du phosphate à l’Adénosine, il ne s’agit donc que d’un prêté pour un rendu). Ainsi, en cassant cette molécule, nous obtenons l’équation suivante : Le rôle de l’organisme est donc de fournir aux muscles de l’ATP qui se dégradera à proximité des têtes de myosines pour fournir l’énergie. Ainsi libérée, elle permettra le pivotement de cette tête et donc le raccourcissement du muscle. Le rôle de l’entraînement est d’améliorer les capacités de réponses de l’organisme : amélioration des capacités dépendantes de la structure (fibres musculaires, tissu conjonctif, vaisseaux sanguins, etc.) et amélioration des capacités métaboliques telles que l’activité énergétique. Ainsi, durant l’activité musculaire, différentes actions se mettent en route au sein de notre organisme. Ceci aussi bien dans les muscles eux-mêmes qu’à l’extérieur, de manière à apporter la matière première. L’ATP est présente dans les muscles en très petite quantité, permettant un fonctionnement de quelques secondes (1 à 3 selon les auteurs). Autrefois, cela permettait la fuite immédiate et brutale devant un danger pressant. Après cette première étape de fuite devant l’adversité, il fallait pouvoir tenir la distance mise entre celle-ci et l’homme. C’est ce que l’on appelle maintenant la filière Anaérobie Alactique (AA). Il convenait ensuite de refaire les stocks ou alors d’avoir d’autres sources d’énergies rapidement exploitables pour pouvoir tenir quelques temps la fuite et de maintenir une vitesse suffisante pour éviter de se faire rattraper par le danger. C’est chose faite avec la PhosphoCréatine (PC). Puis, afin de se mettre définitivement hors de danger, nous utilisions une seconde source énergétique. Il s’agit ici de refaire rapide de l’ATP à partir du glucose correspondant à la Filière Anaérobie Lactique (AL). Par contre, pour faire face à la faim, la soif, l’homme devait poursuivre sur de longues distances des proies potentielles, ou migrer (comme pour la migration des oiseaux, de manière à trouver des végétaux comestibles et mûrs; n’oublions pas que nous étions encore en période glaciaire). Pour cela, il convenait non plus d’avoir des capacités rapides et fortes, mais plutôt endurantes. Il a donc développé une capacité à utiliser d’autres sources énergétiques (lipides notamment) et d’autres mécanismes de transformation (avec l’oxygène) non plus pour avoir une réaction rapide, mais une capacité dans la durée sans avoir à se réalimenter. C’est la filière Aérobie (AE). Les hormones, quant à elles, possèdent une fonction de régulation de l’énergie (ou tout du moins du niveau des stocks). Sans rentrer dans le détail de leur fonctionnement et de leur utilité (qui feront l’objet d’un dossier ultérieur), nous regarderons leurs implications dans ces phénomènes énergétiques. Voyons maintenant le fonctionnement de ces filières et surtout leur reconditionnement après utilisation (le temps de récupération entre les séries et entre les entraînements). Nous cantonnons cet article à l’effet énergétique. Ainsi nous n’entrons pas dans le détail des autres composants pouvant limiter ou améliorer les efforts (comme le calcium, le potassium, technique, matériel, etc.). Dans ce document, nous n’aborderons pas, volontairement, la notion de rendement énergétique. En effet, cette notion acceptée dans la plupart des cas, présente des incohérences. Ces incohérences ont amené la spécificité française de la PPG puis PPS c’est-à-dire entraîner l’aérobie (endurance) en début d’année pour arriver progressivement vers la spécificité de l’athlète. Nous savons que ce n’est pas la meilleure manière de préparer un sportif pour la compétition (voir dossier sur la Préparation Physique). Ainsi, en reprenant les notions de rendements, nous en arriverions à dire que la filière aérobie est plus intéressante du point de vue énergétique (nombre de molécules d’ATP formées par rapport à la quantité consommée de glucose). Or, plus l’intensité (force ou vitesse) est importante, plus la dépense énergétique est haute (par unité de temps). Ceci n’est pas cohérent avec la notion de performance. Cette notion de quantité de dépense énergétique par unité de temps a été mise en avant par Newsholme et Letch (1998) pour un athlète de 70k : ![]() Ainsi, baisser de 8% l’intensité amène à une réduction de 28% de la dépense énergétique (100/400m). Une baisse de 39% de l’intensité se conclura par une réduction des dépenses énergétiques de 74% (100/10000m). Chiffres rapportés à la distance de 100m. Voir la Partie 3 (La filière Anaérobie Alactique) Voir la Partie 4 (La filière Anaérobie Lactique) Voir la Partie 5 (La filière Aérobie) Voir la Partie 6 (La réplétion du glucose et du glycogène) L'énergie (Les Mécanismes d'Adaptation) au format kindle Si vous souhaitez approfondir la discussion, c'est sur le forum. © BÊME Sébastien 2011 Groupe Facebook |
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