L’excentrique: la théorie de Huxley

Cet article est le numéro 2 sur 8 du dossier L'excentrique
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    Maintenant, voyons l’aspect tension-longueur. Comme nous l’avons vu dans l’introduction, celle-ci est importante puisqu’elle définit la force potentielle de la fibre (nombre d’accroches possibles). Nous allons lui ajouter ce que nous venons de voir : l’aspect élastique des éléments structurels.

    Comme le montre la photo ci-dessus, en fonction de la longueur de la fibre, il y a plus ou moins d’accroches possibles entre la myosine et l’actine (donc plus ou moins de force possible). Plus la longueur est grande, moins la force sera grande. Les études le montrent sur la contraction volontaire qui est moins importante à mesure que la longueur du muscle chute.

    Par contre, plus la fibre sera étirée, plus les éléments structurels (titine notamment) seront déformés et imposeront une force allant dans le sens du raccourcissement (comme un élastique que l’on étire). Et plus cet étirement sera grand, plus cette force sera importante.

    Les études montrent que plus on étire le muscle (moindre accroches possibles), plus la fréquence des impulsions chute (la force élastique remplaçant une partie de la force active = contractile) : Rack et Westbury (1969).

    L’inverse est également vrai : dans le cas d’un raccourcissement important, il y a chevauchement des éléments contractiles, ce qui réduit également le potentiel d’accroches et donc de force. Sauf que là il n’y a plus l’aspect élastique pour aider.

    Pour résumer, lorsque le muscle est contracté au maximum, il a un potentiel donné de force active. Plus le muscle s’étirera, plus se potentiel actif augmentera. Ceci jusqu’au point où l’étirement sera trop important. Le potentiel actif de force chutera alors tout le long de la poursuite de l’étirement. Inversement, le potentiel de force passive (éléments structurels) présentera une élévation au fur et à mesure de l’étirement. L’un ne compense pas l’autre, mais modifie considérablement les aspects énergétiques, biomécaniques et nerveux.

    Maintenant que les bases de la contraction sont posées, passons aux bases de la biomécanique fibrillaire (grand mot qui ne veut rien dire).


      Cet article fait partie du recueil 2011-2012


     

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      A propos de Sébastien BÊME

      Préparateur physique depuis +20 ans. De formation Staps, diplômé BPJEPS AGFF, Certifié CrossFit Level 1, Gymnastics et Weightlifting. Formation CrossFit Judge et Scaling Auteur de nombreuses publications et propriétaire des sites internet www.gymsante.eu (et ses déclinaisons), www.fuck-genetics.fr et www.etre-conscient.com

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