L’excentrique: bases anatomie

Cet article est le numéro 1 sur 8 du dossier L'excentrique
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    Commençons par un peu d’anatomie musculaire afin de mieux appréhender la suite.

    Le muscle est formé de fibres musculaires qui sont constituées d’éléments identiques (les sarcomères). La longueur de chaque fibre et leur sens dans un muscle définissent la fonction de ce dernier dans chaque portion d’un mouvement (aux différents moments et aux différentes forces appliquées).

    Chaque sarcomère est constitué d’éléments contractiles (actine et myosine) qui vont permettre l’aspect moteur volontaire (contraction), d’éléments structurels (titine, desmine, nébuline par exemple) qui vont permettre l’élasticité et la forme du muscle. Il existe également des éléments fonctionnels (tropomyosine, troponine par exemple) qui ont un rôle dans l’utilisation de l’énergie et donc dans la permissibilité de la contraction.

    Les éléments contractiles fonctionnent par glissement les uns sur les autres. Ce glissement se fait grâce à des accroches (têtes de myosines) qui pivotent. C’est directement le nombre de ses accroches qui définit la force possible à un moment donné (si le muscle est étiré, comme le montre le dessin ci-dessus, il y a une zone de non chevauchement et donc d’impossibilité d’accroches.

    De manière très schématique, lorsqu’une contraction est sollicitée par le système nerveux, ce dernier dépolarise la cellule, engendrant une augmentation du taux de calcium. Ce calcium par se ‘coller’ aux éléments fonctionnels qui se déplaceront. La place libérée permettra à l’énergie (ATP) de s’accoupler avec la tête de myosine qui fera son travail de mouvement (raccourcissement) des sarcomères. Lors d’une sollicitation nerveuse, tous les sarcomères d’une même fibre sont nécessairement activées. Cela n’implique pas un même degré d’implication (notamment à cause de possibles différences de longueurs initiales engendrant des accroches différentes).

    Le système nerveux a sollicité la contraction par nécessité (ou volonté). Il y a donc une charge (poids du membre, charge de travail, etc.). C’est cette charge qui définira le mouvement (isométrique, concentrique ou excentrique). En effet, si la charge est supérieure à la force possible (nombres d’accroches), le muscle ne pourra pas la tenir et s’allongera. Si la charge est inférieure à la force possible, le muscle se raccourcira. Si la force est égale à celle du muscle, il n’y aura pas de mouvement (isométrie).

    Durant la phase d’étirement (excentrique), les éléments non contractiles (structurels) vont se retrouver étirés. Ils vont donc s’opposer à l’étirement. Ainsi, à la suite de l’étirement, lors du raccourcissement, ils participeront de manière mécanique à la force des accroches. C’est la composante élastique parallèle.

    En plus de ceci, d’autres éléments non contractiles auront la même fonction : les éléments externes aux fibres musculaires (les tendons par exemple).

    Pour plus d’informations sur cet aspect élastique, je vous conseille de lire la synthèse d’étude à ce sujet.

    Voici schématiquement les éléments musculaires participant à la contraction.


      Cet article fait partie du recueil 2011-2012


     

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      A propos de Sébastien BÊME

      Préparateur physique depuis +20 ans. De formation Staps, diplômé BPJEPS AGFF, Certifié CrossFit Level 1, Gymnastics et Weightlifting. Formation CrossFit Judge et Scaling Auteur de nombreuses publications et propriétaire des sites internet www.gymsante.eu (et ses déclinaisons), www.fuck-genetics.fr et www.etre-conscient.com

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      Deja paru sur Gymsante

      Livre – Entraînement Fonctionnel