L’énergie et la préparation physique

Cet article est le numéro 1 sur 7 du dossier Adaptation énergétique à l'entraînement
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    Le corps humain fonctionne sur la base de la combustion : les muscles peuvent être vus comme des chaudières multi-combustibles.

    Ou plutôt mono-combustible (ATP) mais qui possède une chambre de transformation des différentes sources d’alimentation en ATP. Le rôle du préparateur physique sera d’optimiser cela auprès de ses athlètes afin que les séances de préparation physique améliorer la transformation de ces différentes sources en énergie.

    Ce dossier est largement inspiré des travaux de Poortmans, Boisseau, Cazorla et Léger.

    La préparation physique et l’énergie

    Le sport, par essence, est une activité qui consomme de l’énergie, des calories. Le premier objectif de l’entraînement va être d’améliorer votre fonctionnement physiologique pour optimiser cette consommation énergétique.

    Cette amélioration va passer par une meilleure économie (moins de calories consommées pour un même effort) et par une augmentation des stocks, pour durer plus longtemps.

    L’objectif de ce dossier sera donc de voir quelles sont les combustibles à disposition, comment on les utilise et donc comment le corps va s’adapter à l’entraînement du point de vue énergétique.

    L’énergie

    L’énergie utilisable par les muscles se nomme l’ATP (Adénosine Triphosphate). C’est en cassant cette molécule que l’énergie est libérée et que les muscles peuvent fonctionner.

    Mais l’ATP n’existe qu’en très faible quantité dans les muscles. Trop faible quantité pour que l’on puisse dépasser quelques secondes de fonctionnement. Ainsi, le rôle de l’alimentation sera d’apporter des éléments que nous pourrons transformer par la suite en ATP. C’est le rôle de la préparation physique d’optimiser le stockage de ces éléments et son utilisation.

    Les stocks énergétiques

    Les stocks énergétiques (le glycogène, la phospho-créatine, les lipides) fluctuent en fonction de leurs utilisations et des apports (nourriture). La variation durant les efforts s’appellent déplétion (baisse) et réplétion (remplissage).

    Ces déplétions-réplétions varient en fonction de l’intensité de l’effort (la charge ou la vitesse de déplacement) et de la durée de maintien de l’intensité. L’intensité va permettre de définir quels types de stocks vont être utilisés (dans quelles proportions) et la durée va définir la quantité qui sera utilisée.

    Les filières énergétiques

    La filière de la force et de la vitesse

    Lorsque les efforts sont maximaux, ou presque, on utilise majoritairement de l’énergie sans oxygène. C’est la filière anaérobie alactique. C’est ce que l’on pourrait appelé la filière de la force ou de la vitesse.

    Et comme chacun le sait, on ne peut produire beaucoup de force ou de vitesse sur de longues durées.

    La filière de la résistance

    Si on baisse légèrement l’intensité, on pourra durer un peu plus longtemps. C’est dû au fait que l’on va pouvoir utiliser du sucre (le glucose). C’est la filière anaérobie lactique ou glycolyse.

    Cela correspond à ce que l’on appelle vulgairement la résistance (même si ce terme est faux).

    La filière aérobie

    Si on baisse encore plus l’intensité (vitesse ou force), on pourra prolonger l’effort. Plus on la baissera, plus on pourra tenir l’effort dans le temps (jusqu’à des durées quasi illimitées pour les intensités les plus faible). Ceci est possible grâce à l’oxygène (la respiration) qui sert de comburant au muscle pour fabriquer de l’énergie. C’est la filière aérobie.

    La récupération des efforts longs

    Lorsque l’effort s’arrête (ou lorsque l’intensité chute), nos muscles commencent immédiatement à refaire les stocks pour le cas où nous devrions recommencer. C’est un principe de survie.

    Mais cette reconstitution prend du temps : de quelques minutes à plusieurs jours selon l’importance de la déplétion, mais également du type de stock. Là, la préparation physique va permettre une très nette amélioration et donc proposera une possible augmentation du nombre de séances dans la semaine.


    Cet article fait partie du recueil 2011-2012


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      A propos de Sébastien BÊME

      Préparateur physique depuis +20 ans. De formation Staps, diplômé BPJEPS AGFF, Certifié CrossFit Level 1, Gymnastics et Weightlifting. Formation CrossFit Judge et Scaling Auteur de nombreuses publications et propriétaire des sites internet www.gymsante.eu (et ses déclinaisons), www.fuck-genetics.fr et www.etre-conscient.com

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      Deja paru sur Gymsante

      Livre – Entraînement Fonctionnel