Rentabilisez les clubs d’athlétisme par le professionnalisme

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    En France, le sport c’est du bénévolat. Sinon ce n’est pas du sport, c’est de la prostitution… Ce n’est pas une blague, mais simplement le discours (caricaturé) de certains dinosaures régnant en maître sur les clubs d’athlétisme. L’heure actuelle est au professionnalisme.

    professionnalisme en athlétismeJe sens que je ne vais pas me faire que des amis avec cet article, mais comme j’essayerai d’apporter des éléments d’avancée, je devrai être pardonné (au moins à moitié, Sic!). Lorsque vous discourez avec certains responsables de clubs d’athlétisme (situation réelle en formation ABC), et que l’intervenant tente d’introduire l’idée incongrue que tout travail mérite salaire et que les éducateurs et entraîneurs font un travail… les réactions sont pour le moins réactionnaires (on pourrait se croire en ex-URSS).

    Mais monsieur, en athlétisme on a une histoire de bénévolat, de volontariat. On ne veut que des passionnés et non des mercenaires comme au foot (et oui, la guerre des sports est l’argument majeur de ceux qui n’en ont pas). Ne pas vouloir être bénévole c’est…‘. Désolé, comme par miracle la suite est inaudible, certainement faute d’objectivité.

    Et bien, à tous ces exploiteurs (quel autre mot utiliser?) je ne répondrai qu’une chose : progressez et arrêtez avec vos idées du temps de Jesse Owen (malgré tout le bien que je pense de ce remarquable champion). Il faut évoluer et accepter que les sponsors ne sponsorisent que les clubs qui ont des résultats (pour être visibles) que les communes ont des moyens aléatoires et plutôt à la baisse et qu’au final les clubs d’athlétisme survivent tant bien que mal et finissent par ne plus attirer grand monde en dehors des mordus, des bénévoles…

    Ce qui suit va vous permettre de comprendre pourquoi vous êtes dans le faux et qu’il faut arrêter avec cet archaïsme. Le CIO vous l’a demandé il y a quelques années. Les seuls clubs actuellement ayant le vent en poupe ont suivi les conseils du CIO (et donc de la FFA).

    Les moyens du club d’athlétisme

    Le club d’athlétisme, en dehors du mécénat… qui n’existe quasiment pas, a 3 lignes de revenus :

    – Les cotisations

    – Les subventions

    – Les sponsors

    Nous pouvons rajouter les buvettes (malheureusement les rencontres d’athlétisme ne sont pas aussi génératrices de revenus qu’on le pense), les vêtements aux couleurs du club et autres articles de sport. Mais ceci est ridiculement faible (nous n’avons pas le pouvoir attractif d’un club de foot, de rugby, nous n’avons pas les amateurs aisés des clubs de golf par exemple).

    Donc 3 lignes principales de revenus. Observons-les !

    Les cotisations

    Les cotisations sont directement ponctionnés par la Fédération pour son propre fonctionnement (c’est normal, c’est le principe de l’affiliation à une fédération reconnue par l’état, pour participer aux compétitions, aux formations…).

    Ainsi, pour avoir des revenus dignes de ce nom, il faut beaucoup d’adhérents (et si possible ne licence loisir qui coûte moins cher en termes de reversement à la fédération). Sauf que pour avoir beaucoup d’adhérents, il faut être attractif. Un bénévole disponible 2 ou 3 heures par semaine n’est pas une manière d’attirer le chaland qui ne sera pas forcément disponible sur ces créneaux horaires.

    Proposer uniquement des entraînements identiques pour tous n’est pas une manière d’élargir son public. Une personne de 50 ans n’aura peut-être pas envie de s’entraîner avec un gamin qui va se faire un plaisir de lui mettre une tôle à chaque séance (et en plus il n’aime peut-être pas le rap qui sort de ses écouteurs).

    La ménagère moyenne n’a peut-être pas les mêmes objectifs que son mari qui prépare la compétition du coin.

    Bref, il faut rendre le club attractif dans le sens ‘beau’ mais également dans le sens ‘coïncidence entre les envies et les propositions d’activité’.

    Et ça, ça ne peut pas se faire avec le bénévole le plus motivé du monde. Cela demande du temps, des connaissances (adaptation au public), bref un professionnel !

    Les subventions

    Actuellement, les subventions forment le gros des revenus d’un club. Elles sont aléatoires en fonction des affinités entre les élus locaux et les élus associatifs, l’intérêt qu’y voient ces élus locaux, mais aussi des moyens de la commune. Cette dernière a-t-elle la capacité d’investir et en même temps de donner sans contrepartie (augmentation des impôts locaux).

    Bien sûr que non! Vous êtes certainement comme moi le premier à râler du montant des impôts locaux et fonciers, mais en même temps à ne pas comprendre que l’athlétisme n’a pas une piste parfaite, du matériel d’entraînement qui fonctionne. On est tous un peu schizophrène.

    D’une manière générale, les subventions municipales (ou autres) vont servir à des usages spécifiques (la mairie devra justifier les sommes données). Et ce matière spécifique se justifiera si le nombre d’adhérents est suffisant. On y revient.

    Si vos adhérents n’augmentent pas, ou si vos résultats sportifs sont insuffisants, difficile de demander plus (voir parfois de demander la même chose tout court).

    Le sponsoring

    Si, si ça existe. On ne parle pas des sponsors multi-millionnaires comme pour le PSG ou l’OM (quoique la Team Lagardère à une époque a montré la voie). On parle des sponsors locaux. Le magasin d’électroménager du coin qui veut se faire connaître.

    Le sponsoring local aura grosso modo 2 réalités : soit un besoin publicitaire, soit une affinité particulière avec l’athlétisme (ou une personne du club). Sans ce second cas, tant mieux. Mais compter sur cette perle rare…. ce n’est pas sérieux.

    Le vrai sponsor sera majoritairement publicitaire. Or, les publicités n’existent que si elles sont vues. Donc soit vos athlètes ont d’excellents résultats et on les voit à beaucoup de compétition (c’est ce qui se passe avec les sports collectifs qui se déplacent/reçoivent chaque semaine et donc montrent les publicités à chaque déplacement ou réception, chose impossible en athlétisme), soit vous avez suffisamment d’adhérents pour que le nombre intéresse le sponsor. On y revient là encore à ce satané nombre d’adhérents.

    Conclusion des revenus

    En conclusion, on peut facilement voir que la variable la plus importante pour un club d’athlétisme, c’est le nombre de ses adhérents. De ce nombre dépend les sponsors, les subventions potentielles (en partie), les recettes directes. Mais pas que ! C’est le nombre qui permet aux entraîneurs de sortir 2 ou 3 perles qui feront des performances et qui attireront encore plus d’adhérents.

    La mutation nécessaire de l’athlétisme

    Le problème, avec l’histoire de l’athlétisme, c’est que ce sport est très dirigé vers la performance. Ne sommes-nous pas représentant de l’une des sources de l’Olympisme moderne ?

    Ainsi, nos entraînements sont basés principalement sur la recherche de la performance, la préparation à la compétition.

    Cela est notre postulat, notre essence même d’existence. Mais qu’avons-nous de plus intéressant que le rugby, le foot hyper médiatique, le basket, le handball ? Rien au premier abord. Alors comment expliquer aux enfants, aux adolescents, aux jeunes adultes, aux personnes plus âgées qu’il faut venir pratiquer leurs activités physiques chez nous ? C’est impossible, nous n’avons pas les moyens de nous battre, nos entraîneurs ne sont pas rémunérés, donc inconsciemment de moins bonne qualité (ce qui est peu cher est de moins bonne qualité dans l’imaginaire collectif).

    Alors qu’amener son enfant au rugby où il sera encadré par un entraîneur, un vrai, rémunéré pour cela… les parents se sentent plus rassurés (j’aurai pu dire judo ou autre sport).

    Et si en plus vous n’avez pas beaucoup de créneaux ou que vos entraîneurs sont insuffisants pour faire des groupes de spécialité, d’âge ou simplement d’objectif (santé, performance, découverte…), le club n’est alors pas attractif et il végétera plus ou moins.

    Pour créer un afflux d’adhérents, il faut leurs proposer un service qui les intéresse. Si l’on y arrive, si on parvient à créer un service qui intéresse une tranche de la population, on a alors peut-être la possibilité de l’intéresser (si à côté les services sont de qualité et si on sait les faire connaître).

    Aussi, posons-nous la question de ce qu’est la population qui ne vient pas dans nos stades. En vitesse et en vrac, on retrouve :

    – Les très jeunes (moins de 6-7 ans).
    – Les anciens sportifs sur le retour qui vont se diriger vers les sports collectifs.
    – Les adolescents qui recherchent un groupe, des copains (copines).
    – Les sédentaires qui veulent perdre du poids – Les sédentaires qui ont besoin, pour raison médicale, de faire du sport mais pas de compétition.
    – …

    En général, on n’a pas beaucoup de mal à capter les 8-12 ans, car l’athlétisme est peu cher et sert de garderie (est-ce un avantage?).

    Les très jeunes (moins 6 ans)

    Pourquoi n’y a-t-il pas, dans la plupart des clubs d’athlétisme, des sections pupilles, avec des parcours de motricité comme on le voit dans certains clubs de gym. Ceci est une demande des parents qui se rendent compte que la motricité est directement responsable de la santé future des enfants.

    Et en plus, on a la chance depuis cette année, d’avoir la nouvelle mise en place des rythmes scolaires. Donc les après-midi sont libres pour découvrir ce que vous pouvez proposer.

    Par contre, jamais un parent ou une école ne proposera un enfant si l’entraîneur n’est pas diplômé, s’il n’est pas professionnel (disponible en après-midi régulièrement) et si le club n’a pas la structure pour accueillir les enfants (un gymnase, une salle dans le stade pour pratiquer les activités physiques l’hiver ou en cas de pluie).

    Cette salle, ces diplômes et ce professionnalisme demande de l’argent, argent qui arrivera ensuite par la facturation des prestations.

    Les adolescents qui recherchent un groupe

    Les adolescents fonctionnent en meute (réelle ou virtuelle). Comme je l’ai entendu, recréez le réseau social de l’ado et vous le capterez. Proposez un site Internet attractif, des activités en lien avec ses aspirations, avec les renforcements du groupe (les stages par exemple) et vous le capterez.

    Mais ceci demande là aussi de l’argent : un stage n’est pas gratuit (sauf si on a la chance d’avoir un grand CE comme sponsor). Le site Internet n’est pas non plus gratuit. Le stage doit être encadré par du personnel rémunéré (même s’il est bénévole, il lui faudra bien prendre des congés ou un congé sans solde pour animer le stage, donc il faudra le rembourser). Mais au final le tout rapportera adhérents et donc argent.

    Les anciens sportifs qui décident de s’y remettre

    Ceux-là sont assez dangereux, ils connaissent le sport, veulent reprendre là où ils en étaient il y a 10-15 ans… Les risques sanitaires sont importants.

    De plus, ils ont maintenant une vie sociale, familiale et professionnelle. Pas question de leurs apporter un bout de piste, un entraîneur qui a peut-être moins de connaissances qu’eux (vécu). Au final, ils vont dans les salles de gym ou les sports collectifs.

    Des entraîneurs diplômés, professionnels résoudraient le problème relationnel entraîneur-entraîné. La recherche d’une activité pas forcément compétitive, mais au moins motivante avec des objectifs est à rechercher avec ce public.

    Prenez exemple sur les sports collectifs ou les cours de gym collectives qui attirent ce public (et l’équivalent féminin) : on se donne à fond à l’entraînement, on rigole, on va boire un pot à la fin de la séance (ou le WE). Et en plus il se tisse un réseau qui permettra à chacun de connaître le meilleur plombier du coin, la boite qui recherche un emploi pour celui qui vient de perdre le sien, le patron qui recherche un sous-traitant qui justement est dans le groupe.

    Proposition de solution : ouvrez une salle de musculation (allégée) pour leurs permettre de venir s’entraîner même s’il pleut, proposer des séances de sport qui les malmènent mais adaptés à leurs âges (donc pas question de les mélanger avec les jeunes, et uniquement avec des entraîneurs formés à ceci) et vous pourrez peut-être devenir attirant pour cette population.

    Cette salle, si vous avez des compétiteurs, vous l’avez déjà nécessairement. Ouvrez-là à des créneaux horaires plus larges et sous surveillance d’un diplômé.

    Les sédentaires qui veulent perdre du poids

    Et oui, le grand mal actuel est le surpoids. Vive les footings du dimanche et les cours collectifs dans les salles de remise en forme.

    En athlétisme, on a la chance d’avoir la marche nordique dans notre escarcelle (la marche nordique est géré par la FFA et ne devrait normalement pas être enseignée contre rémunération et diriger par une personne ne possédant pas les diplômes reconnus par cette même FFA).

    Tous les clubs d’athlétisme qui ont mis en place la marche nordique se développent d’une manière incroyable.

    Les sédentaires qui ont besoin, pour raison médicale

    Pourquoi les personnes qui ont besoin d’une activité physique régulée pour raison de santé vont-elles dans les salles de sport ? Pour la compétence des profs ? Je ne crois pas dans une bonne partie des cas. Mais il y a des tapis de course, des vélos elliptiques où l’effort se règle assez précisément.

    Or, le tapis de course, le vélo elliptique, ce n’est rien d’autre que de la course à pied et de la marche nordique. Comment se fait-il qu’ils ne viennent pas spontanément en club d’athlétisme ?

    Tout simplement parce que le personnel (entraîneur) n’est pas rémunéré et disponible aux horaires de cette cible et donc au final on va là où il y a des disponibilités et des profs.

    Un club d’athlétisme qui possède des entraîneurs qualifiés et professionnels et qui le fait savoir doit pouvoir capter une partie de cette population.

    Les très âgés ont aussi besoin d’activité physique pour éviter les chutes (ancien programme équilibre). Et en plus, c’est au secteur associatif de le proposer, que demande le peuple ? Pourquoi l’athlétisme n’est pas capable de proposer cela ? Et ainsi de suite.

    Comment faire ?

    C’est bien beau vous me direz, mais tout cela demande de l’argent, va en générer. Et la compétition dans tout cela ?

    Je vais commencer pas stopper les ardeurs d’une idée reçue totalement fausse : une association a parfaitement le droit de générer de l’argent. Elle a le droit de faire des bénéfices. Ce qu’elle n’a pas le droit, c’est de distribuer les bénéfices au sein des élus de cette même association.

    Elle sera simplement imposée si elle fait des bénéfices. Et alors, contrairement à l’état actuel où votre club doit demander des subventions pour atteindre l’équilibre, vous donnerez de l’argent à la mairie (le monde à l’envers) tout en ayant encore des recettes. Que demander de plus ?

    L’association a parfaitement le droit de proposer des services. Ce qu’elle n’a pas le droit c’est de faire de la publicité pour présenter ces services payants si on retrouve les mêmes dans le secteur non associatif. C’est tout. A vous de vous faire connaître autrement que par les prospectus, les publicités dans le journal local, de ne pas présenter un service avec les tarifs associés.

    Bien évidemment, tout cela ne se fait pas tout seul et d’un seul coup de baguette magique. Il faut des revenus, un plan de bataille sur plusieurs saisons avec une mise en place progressive.

    Prenez 2 exemples : le site Internet et la marche nordique.

    Vous créez un vrai site Internet (pas une feuille plus ou moins statique où l’on n’arrive directement sur les photos des moins de 12 ans qui n’intéressent que les parents des enfants sur les photos). Mais faites un vrai site (WordPress est suffisamment simple pour cela), mettez à jour chaque semaine, permettez à vos adhérents d’avoir un mini-blog où ils racontent leurs entraînements, où ils se motivent. Mettez les compétitions à venir (et tenez les à jour… marre de voir des sites de club en 2013 avec les compétitions à venir de … 2012). Obligez vos adhérents à utiliser le site pour s’inscrire à une sortie, à un entraînement. Vous créerez du flux qui générera du référencement qui vous fera plus connaître localement (le plus important) et nationalement.

    Cette visibilité va vous permettre de trouver des sponsors locaux (plus de visibilité) mais également peut-être plus gros, comme les vendeurs de vêtement de sports d’athlétisme (qui sait?).

    Mais surtout, vous créez un réseau Athlétisme (n’oubliez pas les besoins des adhérents non compétitifs : avoir une vie social, reproduire le réseau Facebook au sein du club…).

    Embauchez un prof de marche nordique diplômé (ou utilisez un indépendant si vous avez du mal à passer le cap du salariat). N’hésitez pas, faites payer plus cher la licence marche nordique. Les adhérents des clubs de forme savent qu’il faut payer plus cher pour telle ou telle activité qi un professeur diplômé est présent. Ou mieux, faites des carnets de 10 séances. Nombre de place limitées (impossible de corriger techniquement 30 personnes avec un seul prof, ne refaites pas la même erreur que les cours collectifs en salle de forme). Donc obligation de s’inscrire à l’avance sur le site Internet… donc ce dernier grossi. Et voilà, la boucle est bouclée.

    Vous attirerez de nouveaux adhérents, vous générerez des recettes, vous aurez un entraîneur diplômé. Que demander de plus ? Que l’entourage du nouvel adhérent vous découvre et s’intéresse au club. Quel risque mon dieu !

    Et ainsi de suite.

    Cerise sur le gâteau

    Et en plus il y a une cerise sur le gâteau. Aujourd’hui vous pleurez pour avoir des subventions… Savez-vous que si vous créez des activités, améliorez le bien-être des personnes âgées, participez à l’éducation des plus jeunes, c’est l’état qui vous aident à mettre tout cela en place par des systèmes d’aides, de subventions, de crédits à taux 0, d’expertise…

    Et votre maire, pourra-t-il vous refuser votre nouvelle piste d’athlétisme, une salle fermée, etc. pour améliorer l’accueil de vos adhérents si ces derniers grossissent ?

    Et avec ces revenus, vous pouvez rémunérer vos entraîneurs, les rendre professionnels (plus disponibles, mieux formés…) et ainsi avoir plus de résultats en compétition (l’essence même de l’athlétisme encore actuellement).

    Ainsi, arrêtez avec vos ‘bénévoles, bénévoles’. Tout travail mérite salaire, le bénévolat c’est bien, mais fonctionner exclusivement sur ce principe c’est d’une part se brider volontairement, d’autre part risquer que vos enfants se retrouvent un jour en concurrence avec un bénévole pour un poste d’entraîneur (ou autre, pourquoi ne pas avoir un magasin qui n’accepte que des caissières bénévoles). L’accepteriez-vous ? Alors pourquoi l’accepter actuellement ?


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      A propos de Sébastien BÊME

      Préparateur physique depuis +20 ans. De formation Staps, diplômé BPJEPS AGFF, Certifié CrossFit Level 1, Gymnastics et Weightlifting. Formation CrossFit Judge et Scaling Auteur de nombreuses publications et propriétaire des sites internet www.gymsante.eu (et ses déclinaisons), www.fuck-genetics.fr et www.etre-conscient.com

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      Catégories Athlétisme

      Déjà paru sur Athlétisme

      Livre – Entraînement Fonctionnel