Quoi entraîner en priorité pour mieux développer la vitesse ?

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    Qualité physique principale du sprinter? La puissance

    le développement de la vitesseEn athlétisme, on passe beaucoup de temps à faire du vite-lent-vite, du maintien de vitesse sur des distances >6 secondes, beaucoup de mise en action départ debout ou en 3 points d’appuis.

    Est-ce la meilleure solution pour améliorer la vitesse sur sprinteur ?


    La décomposition ‘sommaire’ de la vitesse

    T. Tellez, le coach de Carl lewis, décompose le 100 m (la référence de la vitesse) comme suit :

    5% sur le temps de réaction.
    5% sur la poussée sur les starting-blocks.
    60% sur la mise en action et l’accélération.
    18% sur Le maintien de la vitesse maximale.
    12% sur la décélération.

    En sachant que les sprinters atteignent leurs vitesses maximales de plus en plus tôt (40m environ) et qu’elle est de plus en plus élevée, on peut imaginer que pour aller plus vite, il faut d’abord chercher à accélérer et atteindre sa vitesse maximale rapidement.

    Ensuite seulement son amélioration interviendra; après le maintien de cette vitesse max, et enfin maîtriser la décélération inévitable en fin de 100m (aucun intérêt en dessous).

    Ma conclusion sur la vitesse

    Ainsi, on va d’abord apprendre à pousser dans le bon sens pour ne pas se redesser immédiatement (travail de la force/puissance), ensuite on va accélérer le rythme (développement de la force élastique pour démultiplier le potentiel de la force/puissance).

    Ce n’est que lorsque le sprinter sera capable de cela que l’on passera à l’étape suivante (accélérer longtemps pour atteindre la vitesse maximale). Et après seulement on a besoin de voir comment on fait pour tenir cette vitesse maximale.

    Les départs en start, les temps de réaction, on verra ça quand le niveau sera suffisant ou dans les séances de transition, mais pourquoi perdre du temps avec si on n’a pas un très haut niveau?

    Pour les non professionnels (la grande majorité des sprinters), si je pars du principe que je développe à minima ces 60%, je vais avoir besoin d’une très grande endurance de vitesse pour finir le 100m à une vitesse supérieure à celle de l’escargot (potentiellement sur les 3/4 de la distance), donc je serai obligé d’avoir un travail d’endurance de vitesse encore plus long, réduisant encore mon potentiel de développement de cette mise en action/accélération. CQFD!

    Je préfère passer 8 mois ou 2 ans à développer uniquement cela, quitte à voir des fins de 100m à l’arrache plutôt que de restreindre le gros du beef-steack et de toute manière brider l’athlète pour l’avenir. Et comme ce travail de mise en action passe souvent par une poussée dans les starting-blocks, on peut gagner du temps sur ce travail.


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      A propos de Sébastien BÊME

      Préparateur physique depuis +20 ans. De formation Staps, diplômé BPJEPS AGFF, Certifié CrossFit Level 1, Gymnastics et Weightlifting. Formation CrossFit Judge et Scaling Auteur de nombreuses publications et propriétaire des sites internet www.gymsante.eu (et ses déclinaisons), www.fuck-genetics.fr et www.etre-conscient.com

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      Catégories Athlétisme

      Déjà paru sur Athlétisme

      Livre – Entraînement Fonctionnel