Les qualités clés en athlétisme

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    En athlétisme, il y a pléthores d’épreuves. De la marche au sprint en passant par les sauts, les lancers et les courses à obstacles. Difficile de faire plus diversifié. Pourtant, il existe un tronc commun à toutes ces épreuves, des qualités clés à développer. C’est ce que nous allons voir.

    qualités physiquesL’athlétisme, que l’on considère (surtout les affiliés à la FFA) comme universel, est un sport qui regroupe une multitudes d’épreuves : Sprint court ou long ; sur le plat ou avec des obstacles ; des sauts en hauteur, en longueur, en multiple-bonds, avec ou sans engins ; des lancers (en rotation ou en prise d’élan ‘courue’) ; des courses d’endurance (sur le plat, dans la nature, de quelques centaines de mètres à plusieurs dizaines de kilomètres). Bref, vous pratiquez un sport, venez voir en athlétisme comment on développe à l’extrême les qualités dont vous avez besoin.

    On pourrait même se demander pourquoi on parle de l’athlétisme et non de plusieurs sports différents. Tout simplement parce que l’ensemble de ces épreuves aussi éloignées les unes des autres se rassemblent sous 4 qualités, 4 clés communes. Ces 4 clés se retrouvent d’ailleurs dans la majorité des autres sports.

    Les 4 clés de l’athlétisme

    Les appuis

    En athlétisme, on se doit d’avoir du pied, mais à des niveaux de compétences différents. Avoir du pied ne signifie pas avoir de la chance ou toute autre supposition comique, mais avoir une qualité importante pour tous les sports qui se pratiquent sur ces 2 membres inférieurs : une indéformabilité au contact avec le sol (ou un engin comme le vélo).

    Toutes les épreuves d’athlétisme se passent par une phase d’appui du pied au sol pour y appliquer une force. Sans rentrer dans les détails de l’énergie élastique et de la perte de temps à l’amortissement, l’objectif est d’arriver plante de pied au sol (plus ou moins), et d’impulser une force pour pousser sur ce sol et ainsi produire une force. Seul le lancer de marteau demandera des appuis différents (sur le bord latéral du pied et non plein pied).

    Ensuite, chaque athlète développera ses particularités (plus en pointe ou plus en talon, plus en pronation ou en supination) en fonction de ses caractéristiques morphologiques et de orientation de son entraîneur (si ce dernier impose quelque chose).

    Mais l’objectif premier du développement de l’athlète, c’est ce travail des appuis. Sans lui, aucune performance n’est possible.

    L’alignement

    En athlétisme, tous les gestes, toutes les phases de toutes les épreuves nécessitent un alignement parfait des chevilles – genoux – hanche – épaule – bras. Toute variation sera préjudiciable à la performance car cela engendrera soit une perte de temps, soit une perte de la raideur musculaire nécessaire à la performance.

    L’alignement sera fonction de la qualité de gainage de l’athlète (indéformabilité aux forces externes), mais également à la qualité technique sur le geste à effectuer (incluant la proprioception).

    Les segments libres

    Dans tous les gestes sportifs que le retrouve en athlétisme, on observe à chaque instant des segments (membres supérieurs ou inférieurs) qui ne produisent pas d’action.

    Ceux-ci sont donc, à ce moment-là, des poids morts, une charge à supporter, un surplus de force à produire pour faire le geste. Ainsi, pour réduire cela, voir pour faciliter le geste, la conduite des segments libres est d’une importance vitale à toute performance.

    L’idée est d’acquérir la capacité à mouvoir les segments libres de manière à ce qu’ils ‘allègent’ le corps, impulsent une cinétique pour soulager les muscles moteurs dans leurs actions.

    Par exemple au départ en start (sprint), le sprinter projette littéralement sa jambe arrière et le bras opposé vers l’avant (tandis que l’autre bras est balancé en haut par l’arrière). Ceci permet d’une part de réduire l’impact de la pesanteur (le poids du corps), et d’autre part de créer une énergie cinétique, un élan dans le sens du mouvement (en plus d’autres impacts hors de sujet ici comme le pré-étirement de certains muscles pour les futures actions à venir).

    Le rythme

    Et enfin, le rythme. Cet élément est peut-être le plus visible en athlétisme. On observe facilement les grandes différences de fréquences de foulée, les variations de la vitesse lors des prises d’élans, l’accélération au moment de l’élan en lancer du disque…

    Le rythme peut parfaitement être linéaire, en accélération ou au contraire en décélération. Tout dépendra de l’intention à produire.

    Le rythme est important, car modifier ce dernier et vous changez d’objectif dans un exercice ou vous modifier la complexité de ce dernier (souvent les athlètes arrivent mieux à grande vitesse, emportés par l’élan, donc en réduisant l’effet de la pesanteur).

    Conclusion

    A partir de ces 4 qualités de base, l’entraîneur et le préparateur physique vont développer les qualités nécessaires à l’athlète (plus de force, plus de souplesse, plus de vitesse…). Mais ces 4 clés seront des facteurs limitant à la mise en application des qualités développées. Il est primordial de les élever le plus haut possible et de les maintenir (ou faire progresser) au fur et à mesure de la progression des sportifs.

    Et malheureusement, ce n’est pas en faisant des gammes à l’échauffement (donc pour se réchauffer) que l’on permet au corps de maintenir ces 4 éléments de l’athlétisme. Mais nous y reviendrons plus tard.

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      A propos de Sébastien BÊME

      Préparateur physique depuis +20 ans. De formation Staps, diplômé BPJEPS AGFF, Certifié CrossFit Level 1, Gymnastics et Weightlifting. Formation CrossFit Judge et Scaling Auteur de nombreuses publications et propriétaire des sites internet www.gymsante.eu (et ses déclinaisons), www.fuck-genetics.fr et www.etre-conscient.com

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      Catégories Athlétisme

      Déjà paru sur Athlétisme

      Livre – Entraînement Fonctionnel