Les postulats du tir à l’arc

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    Le tir à l’arc intègre trois qualités premières :

    • La force de tirage de l’arc (mouvement dynamique)
    • La capacité à supporter la fatigue (lors de l’immobilisation nécessaire à la visée)
    • La capacité d’absorption des fortes vibrations lors du tir.

    A côté de ces 3 qualités primordiales, plusieurs autres se greffent à celles-ci: la capacité d’immobilisation (stabilité du corps durant la visée) et endurance (capacité à répéter les efforts sur plusieurs flèches de suite).

    Grâce à l’excellent travail de la FFTA (La préparation physique du collectif olympique, Anne Michaut, 2005), nous avons différentes informations sur l’activation musculaire et l’évolution de celle-ci au fur et à mesure de l’apparition de la fatigue.

    Ainsi, pour la phase motrice (traction de l’arc et maintien de la posture), les muscles Trapèzes (moyens et supérieurs), biceps, sous-épineux, fléchisseurs des doigts et deltoïdes postérieurs doivent être particulièrement préparés.

    En effet, au fur et à mesure des flèches, seuls 3 muscles (sous-épineux, deltoïde postérieur et Trapèzes supérieurs) augmentent d’intensité de contraction (sollicitation) et ceci jusqu’à 20 ou 30% selon les muscles. Les autres restant à la valeur de la 1ère flèche. En parallèle à ceci, une baisse intervient dans la régulartié de la phase de visée, pouvant aller jusqu’à 20% (niveau olympique).

    Ceci donne une indication, qui devra être exploitée :

    L’augmentation de la force de traction et d’immobilisation d’un muscle sur un mouvement intervient à coup sur par la fatigue des muscles stabilisateurs de ce mouvement (le gainage spécifique de la ceinture scapulaire ainsi que celui du tronc). Cette fatigue implique une interviention plus importante des muscles plus ‘forts’ mais moins précis pour suppléer aux plus faibles.

    Ainsi, lors des programmes pour le tir à l’arc, la majeure partie du travail intègrera les éléments suivants :

    – Elévation de la force des muscles intervenant dans ce sport.
    – Travail d’endurance sur ces muscles.
    – Travail de résistance posturo-dynamique (travail de mise en action du tir à partir d’exercices proprioception de plus en plus long et de plus en plus intenses).
    – Travail de l’équilibre général (permettant une amélioration de l’immobilité durant la phase de visée).

    En dehors du trapèze supérieur (dont l’activation peut atteindre 90% de sa possibilité en fonction de la force ‘de base’ de l’athlète mais également de la tension de l’arc), l’ensemble des autres muscles n’interviennent qu’à hauteur de 25 à 40% de leurs forces maximales.

    Nous observons donc une spécificité purement endurante du travail du tireur (même si le temps d’action durant une compétition est de très faible durée). Ainsi, Nous vous proposerons des plans d’entraînement visant à exploiter au mieux les fibres de type I (endurantes) et à élever leurs potentiels pour ainsi augmenter vos possibilités de tension sur l’arc et surtout vous permettre de tenir plus de flèches avec votre régularité de visée optimale.


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      A propos de Sébastien BÊME

      Préparateur physique depuis +20 ans. De formation Staps, diplômé BPJEPS AGFF, Certifié CrossFit Level 1, Gymnastics et Weightlifting. Formation CrossFit Judge et Scaling Auteur de nombreuses publications et propriétaire des sites internet www.gymsante.eu (et ses déclinaisons), www.fuck-genetics.fr et www.etre-conscient.com

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